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L’affaire Carla Sarkozy : une France Potemkine

La rumeur a fait le tour de l’Europe mais, en France, elle a été systématiquement censurée par les médias. Les Français étaient pourtant les principaux intéressés.

Dans toute l’Europe, il s’est donc dit, il y a une dizaine de jours, vers le 10 mars 2010, qu’un coup de canif aurait entamé le contrat de mariage du couple Sarkozy, à savoir que Carla Bruni, la « première dame de France » (comme l’appellent les journaleux), vivrait maritalement avec le chanteur Benjamin Biolay

La nouvelle a connu un certain succès sur Internet. Elle avait en effet été initiée par des journalistes français sur le réseau social informatique Twitter.

La presse européenne, quant à elle, a largement informé les Européens. Elle a considéré le potin comme suffisamment plausible et pittoresque pour un Nicolas Sarkozy qui, depuis son entrée en fonction, met en scène sa vie privée. Souvenez-vous de Carla et Nicolas à Disneyland, de Carla et Nicolas au cap Nègre ou encore de Carla et Nicolas en Egypte. C’est ainsi que toute l’Europe, exceptée la France, a pu apprendre qu’il existait de fortes présomptions pour croire que le couple Bruni / Sarkozy est en réalité un couple destiné à occuper de l’espace médiatique, à faire rêver les électeurs français et, au final, à permettre d’obtenir une majorité électorale et à se faire réélire en 2012…

En France, la censure a été systématique. Les médias français ont prétexté qu’ils ne pouvaient répercuter cette information persistante qui courait les rédactions parisiennes, comme si la presse française ne pouvait se risquer au crime de lèse-république, comme si les médias avaient peur ou étaient achetés, comme si les médias étaient tenus en laisse. L’ancien rédacteur en chef de Paris Match, Alain Genestar, connaît le prix de la liberté. Il avait osé publier en Une de son hebdomadaire la photo de Cécilia Sarkozy et de son amant Richard Attias. Il sera fermement « démissionné » par Arnaud Lagardère, propriétaire du titre et accessoirement ami personnel du président de la république.

La presse française a toutefois contourné, suggéré et usé de subterfuges hypocrites pour dévoiler l’information sans la révéler. Par exemple, les journaux ont fait le choix de décrypter le fonctionnement des réseaux sociaux informatiques à l’origine de la fuite, si prompts à révéler, répercuter et contaminer, mais toujours rien sur l’affaire qui démange. En France, il apparaît que les réseaux sociaux servent aujourd’hui à la fois d’alibi et d’exutoire à tout ce qui est censuré par les médias du système.

Chose étonnante, dimanche 14 mars 2010, la presse française qui n’avait rien dit de la rumeur, se plaisait en revanche à préciser que le couple présidentiel était allé voter « main dans la main » pour les élections régionales. L’information décalée ne s’adressait qu’à ceux qui savaient. Les médias français conditionnent le public et censurent toutes les informations susceptibles de déranger le système

Carla Bruni suce

(cliquez sur l’image pour l’agrandir)

24 mars, 2010 à 18:21


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